Miroir, mon beau miroir...
Par Veronique, mardi 6 octobre 2009 à 19:12 :: Concours de l'innovation 2007 :: #427 :: rss
L’Eglise, tout particulièrement pendant l’Inquisition, le dotait de pouvoirs mystificateurs abusant le regard. Le miroir n’était-il pas l’un des attributs des sorcières ? Au XVIIème siècle, il fut un symbole de vanité. Le XIXème siècle prude l’accusait, en révélant l’intimité du corps, de susciter les pensées lascives et interdisait son usage aux jeunes filles.
Le miroir fut donc une invention pour le moins controversée, avant de devenir un accessoire banal de la vie quotidienne.
Le miroir fut donc une invention pour le moins controversée, avant de devenir un accessoire banal de la vie quotidienne.
De tout temps, l’homme a cherché à capter son image. Rappelons-nous l’histoire de Narcisse, qui tomba amoureux de lui-même en regardant le reflet de son image dans l’eau.
Dans l’Antiquité, le miroir est un petit disque de bronze bombé et poli, muni d’un manche ou posé sur un pied témoignant d’une grande fantaisie décorative, comme l’exemple de ce miroir grec (3ème siècle de notre ère).
Au Moyen-Age, le métal le plus utilisé est l’acier. Mais apparaissent aussi les miroirs de verre. Au XIIIème siècle, on a l’idée de fixer une feuille d’étain derrière la plaque de verre, ce qui permet d’obtenir une réflexion plus claire. Ces miroirs d’étain sont des objets précieux , garnis d’or ou d’argent, d’émaux , de perles…
Au XIVème siècle se répandent les valves de miroir, sortes d’étuis en ivoire, à deux couvercles s’emboîtant l’un dans l’autre et protégeant le miroir. Ces valves sont décorées de scènes représentant le dieu Amour dardant ses flèches sur des couples d’amants.
Au 16ème siècle, les artisans verriers mettent au point de nouveaux procédés de fabrication et pratiquent l’étamage, le tain étant constitué d’un amalgame d’étain et de mercure. Les maîtres verriers les plus célèbres sont alors vénitiens et gardent jalousement leurs secrets de fabrication dans leurs ateliers de Murano. Ils inventent le « cristallo », une matière aussi claire que le cristal de roche. C’est au 17ème siècle qu‘apparaît une technique qui va révolutionner l’art du miroir et permettre la réalisation de la Galerie des Glaces à Versailles.
Son inventeur, Bernard Perrot, français d’origine italienne, est considéré comme le plus grand verrier du règne de Louis XIV. Sa technique, dite de coulage, permet d’obtenir des glaces de qualité dans de très grandes dimensions. Son procédé est appliqué dans la Compagnie des Glaces, créée par Colbert à Saint-Gobain en 1665 pour permettre à la France de ne plus dépendre de la production vénitienne.
Le miroir est resté pendant très longtemps un objet de luxe. Au 19ème siècle, dans les villages seul le barbier en possédait un. Et les miroirs de poche vendus par les colporteurs étaient des objets de pacotille de qualité médiocre. Ce n’est qu’à la fin du siècle que son usage s’est progressivement démocratisé, avec le développement du miroir à pied et de l’armoire à glace.
Au Moyen-Age, le métal le plus utilisé est l’acier. Mais apparaissent aussi les miroirs de verre. Au XIIIème siècle, on a l’idée de fixer une feuille d’étain derrière la plaque de verre, ce qui permet d’obtenir une réflexion plus claire. Ces miroirs d’étain sont des objets précieux , garnis d’or ou d’argent, d’émaux , de perles…
Au XIVème siècle se répandent les valves de miroir, sortes d’étuis en ivoire, à deux couvercles s’emboîtant l’un dans l’autre et protégeant le miroir. Ces valves sont décorées de scènes représentant le dieu Amour dardant ses flèches sur des couples d’amants.
Au 16ème siècle, les artisans verriers mettent au point de nouveaux procédés de fabrication et pratiquent l’étamage, le tain étant constitué d’un amalgame d’étain et de mercure. Les maîtres verriers les plus célèbres sont alors vénitiens et gardent jalousement leurs secrets de fabrication dans leurs ateliers de Murano. Ils inventent le « cristallo », une matière aussi claire que le cristal de roche. C’est au 17ème siècle qu‘apparaît une technique qui va révolutionner l’art du miroir et permettre la réalisation de la Galerie des Glaces à Versailles.
Son inventeur, Bernard Perrot, français d’origine italienne, est considéré comme le plus grand verrier du règne de Louis XIV. Sa technique, dite de coulage, permet d’obtenir des glaces de qualité dans de très grandes dimensions. Son procédé est appliqué dans la Compagnie des Glaces, créée par Colbert à Saint-Gobain en 1665 pour permettre à la France de ne plus dépendre de la production vénitienne.
Le miroir est resté pendant très longtemps un objet de luxe. Au 19ème siècle, dans les villages seul le barbier en possédait un. Et les miroirs de poche vendus par les colporteurs étaient des objets de pacotille de qualité médiocre. Ce n’est qu’à la fin du siècle que son usage s’est progressivement démocratisé, avec le développement du miroir à pied et de l’armoire à glace.









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