Des scientifiques d’Harvard ont mis en évidence que les bactéries issues du sol pouvaient générer de l’électricité et leurs travaux leur ont permis de mettre au point un accumulateur d’un tout nouveau genre puisqu’il contient de la boue mélangée à des engrais. Ce mélange est associé par un fil de fer à une couche de sable et d’eau salée. Cette étrange mixture permet à la batterie « verte » de générer une puissance suffisante pour la recharge d’un téléphone mobile ou l’alimentation d’une lampe LED.
L’objectif des chercheurs est de répondre aux besoins en électricité des pays émergents.
Des essais encourageants ont été effectués fin 2008 en Tanzanie. En juin 2009, un programme pilote a été lancé en Namibie, avec des sacs de cent batteries qui permettent à un foyer d'avoir du courant pendant un mois pour extraire l'eau du sol ou s'éclairer.
Les espoirs qu’engendre cette innovation sont donc immenses : la Microbial Fuel Cell pourrait faire accéder à l’électricité plus de 500 millions de personnes issues de l'Afrique Sub-saharienne.
Une perspective qui a valu à la batterie « MFC » de figurer dans le top 10 des meilleures innovations 2009 du magazine Americain Popular Mechanics.