Une réduction de la consommation d’énergie de 50% et de rejets dans l’air de 50 à 95%

Comment arriver à de tels résultats avec un géant de 305 m de long, 60 m de large pour une jauge de 105.000 tonneaux ?
Ingénieurs et chercheurs ont opté pour une utilisation optimale des énergies renouvelables et des technologies de propulsion et de valorisation des déchets. Première énergie renouvelable évidente : le vent.
Eoseas est le premier paquebot à voile de sa génération. Il est équipé de cinq grands mâts culminant à 100 mètres de haut et déployant une voilure semi-rigide de 12, 440 m2. A partir de 30 nœuds, le bateau peut avancer à la voile seule. Mais bien sûr, lorsque le vent n’est pas suffisant, il faut recourir à la motorisation. Là encore, l’innovation est au rendez-vous, avec l’utilisation d’une centrale de récupération de chaleur, dotée de générateurs alimentés au gaz naturel, beaucoup moins polluants que le pétrole et capables de produire électricité, chaleur et froid.

De plus, la maîtrise de la consommation sera optimisée par un l’hydrodynamisme performant. L’Eoseas est un pentamaran, c’est-à-dire équipé de cinq coques : une coque centrale et deux flotteurs de chaque côté, ce qui assure une grande stabilité mais aussi une meilleure glisse. L’hydrodynamisme sera également renforcé par un système révolutionnaire de coussins d’air situés sous la coque principale.

Deuxième énergie renouvelable à portée de main : le soleil. 1000m2 de cellules photovoltaïques vont permettre de fournir l’électricité nécessaire à l’éclairage des 1400 cabines du paquebot. Des déchets valorisés à 100%
Tous les déchets à bord seront transformés en énergie, grâce à un procédé de gazéification permettant de créer un gaz de synthèse, utilisable par des moteurs conçus à cet effet.

Le recyclage de l’eau
Les eaux usées seront purifiées et réutilisées pour le lavage des ponts et des équipements. Et un système de récupération des eaux de pluie complètera l’ensemble.

L’Eoseas est le premier paquebot réellement écologique et si son coût est plus élevé qu’un paquebot classique (environ 30%), il se révèle forcément rentable à long terme, particulièrement grâce aux économies de pétrole qu’il permet.